Vendredi 7 avril 2006
Nous sommes des jeunes étudiants qui continuons à venir à la fac pour effectuer un travail invisible et nécessaire, une réflexion sur le présent et l’avenir de la société et du modèle français. Nous ne pensons pas que le fait d’occuper les facs soient un argument fort pour le mouvement, nous pensons qu’il faut aller vers l’intelligence et poursuivre une véritable quête de création et d’inventivité autours de nos actions pour sortir du piège où l’on veut nous enfermer : la peur de la peur de la peur de la peur de la peur et de l’ignorance. Nous voulons exprimer une inquiétude qui va au-delà du CPE, une véritable interrogation sur notre représentation politique mais aussi sur la façon dont l’Etat aborde l’avenir. Nous pensons que les « solutions » du gouvernement ne vont pas dans le bon sens, nous pensons le pouvoir dépassé par sa propre ignorance et conduit par un intérêt autre que général. Nous pensons qu’il existe un véritable gouffre entre les habitants de ce pays, que le socle Républicain est un fourre-tout et qu’à l’invoquer et l’imager sans cesse, il perd tout son sens et sa force. Nous pensons qu’il est temps de mener une véritable réflexion de fond sur ce qui nous fait vivre ensemble et nous savons qu’il faut le faire aujourd’hui pour ne pas subir demain une nouvelle architecture née des fantasmes et des lectures de quelques élites limitées et bornées qui n’ont fait que voir ces fractures ouvertes du corps social. Nous savons qu’historiquement le pouvoir est un enjeu pour divers corps et que les stratégies ne sont pas au clair avec la réalité. Comment faire faire aux gens ce à quoi l’on ne croit pas vraiment ?

Notre représentation ne montre pas une réflexion vraie et profonde, elle ne fait que réagir. Les lois votées ces derniers temps sont propagandistes sans le dire et nous constatons que la toute-puissance de l’apparence et les peurs pourrissent le débat collectif. Notre politique
effrayée n’a aucune cohérence : CPE pour coller au capitalisme et magouilles boursières autours d’EDF pour pratiquer le nationalisme économique et privatiser d’avantage ; Loi sur l’esclavage reconnu comme crime contre l’humanité et colonisation déclarée positive par la loi ; reproches de bloquer les facs mais pas de vision éducative viable entre autre et sa légitimité est…

Nous pensons que le débat est truqué par la démagogie, la pédagogie, et autres termes marqués qui concentrent les affrontements et foncent les lectures ; par les discours individualistes qui massifient (les masses s’individualisent) ; par les partis trop accrochés à leur stratégies électorales ; les partis pris et les clichés qui poussent derrière les discours qui collent à la bonne image, racolent.

Nous savons que la Catastrophe continue de parler dans ce présent et nous exhortons toute la représentation à prendre attention à son usage de l’Histoire, cela vaut aussi pour le débat d’images très fréquenté des radios, des télés, des journaux et des livres à gros titres. Donner à penser en lieu et place de la réduction incessante des « marges » de la réflexion, le temps qui lui est nécessaire et de consciemment éliminer la plus large partie de la population des processus d’élaboration, de décision et d’application pour contrôler plutôt que de laisser
s’épanouir, pour le mouvement de l’économie toujours repus, pour l’ordre du peuple et sa docilité, pour l’Ancien Régime, pour les rois de la France.

Nous ne voulons plus des décideurs mais des metteurs en mouvement vers l’Avenir, pas de dépravés du rêve qui vont vomir les mœurs et les aspirations qui nous animent et nous tiennent, pour demain. Comment se délivrer de l’histoire et construire autre chose dans le vertige ?
Par Grégoire - Publié dans : paris8agora
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Vendredi 7 avril 2006
Monsieur le président,

nous avons tous appris avec étonnement la fermeture de l'université, alors que des rencontres devaient se tenir dans le département art plastique aujourd'hui vendredi 7 avril. Cela fera deux fois en l'espace d'un an que vous prenez, seul, contre l'avis des conseils, la décision de fermer l'université à ceux que vous représentez, étudiants, enseignants, IATOSS.

Il semble que la décision de fermer ait été prise jeudi peu avant 16h15, pour une fermeture effective à 17h00. Nous notons que vendredi toujours aucun message n'a été publié sur le site internet de Paris 8. À l'heure où je vous écris, le site ne semble même plus fonctionner correctement. Ceci dénote le peu de cas fait des étudiants qui utilise régulièrement le site pour suivre l'actualité de Paris 8.

L'université est un outil pour les étudiants mais aussi pour les chercheurs, et de nombreux services continuent de fonctionner pendant les périodes de vacance scolaire : bibliothèque, bocal informatique, salle de réunions...

De plus il apparaît que les périodes de "fermeture" sont propices aux vols : si du matériel devait être volé pendant la période de fermeture actuelle, l'administration centrale serait dans la position désagréable de devoir assumer la responsabilité de tels vols.


Nous nous interrogeons : s'agit-il cette année encore d'une fermeture de convenance, pour permettre de "résoudre" le conflit en cours ? Cette stratégie répétée de la terre brûlée, alors que le site est ouvert et fonctionne sans dégradations depuis plusieurs semaines, demande des explications immédiates de votre part.

Je vous remercie donc de nous faire parvenir une explication claire des motifs ayant entraînée cette fermeture, afin que nous puissions en informer les étudiants et les enseignants du collectif art plastique. Nous sommes ouverts à toute explication franche, mais qui soit plus construite et plus articulée que : "des raisons draconiennes de sécurité" (votre message aux enseignants).


Soyez assuré, Monsieur, que ce courrier vous est adressé avec tout le respect habituellement attaché à votre fonction,

Julien, membre du collectif art plastique
(initiative en vue d'obtenir des explications claires pour l'ensemble du collectif)
- Publié dans : Fermeture de l'Université Paris 8
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Vendredi 7 avril 2006
Monsieur le président,

nous avons tous appris avec étonnement la fermeture de l'université, alors que des rencontres devaient se tenir dans le département art plastique aujourd'hui vendredi 7 avril. Cela fera deux fois en l'espace d'un an que vous prenez, seul, contre l'avis des conseils, la décision de fermer l'université à ceux que vous représentez, étudiants, enseignants, IATOSS.

Il semble que la décision de fermer ait été prise jeudi peu avant 16h15, pour une fermeture effective à 17h00. Nous notons que vendredi toujours aucun message n'a été publié sur le site internet de Paris 8. À l'heure où je vous écris, le site ne semble même plus fonctionner correctement. Ceci dénote le peu de cas fait des étudiants qui utilise régulièrement le site pour suivre l'actualité de Paris 8.

L'université est un outil pour les étudiants mais aussi pour les chercheurs, et de nombreux services continuent de fonctionner pendant les périodes de vacance scolaire : bibliothèque, bocal informatique, salle de réunions...

De plus il apparaît que les périodes de "fermeture" sont propices aux vols : si du matériel devait être volé pendant la période de fermeture actuelle, l'administration centrale serait dans la position désagréable de devoir assumer la responsabilité de tels vols.


Nous nous interrogeons : s'agit-il cette année encore d'une fermeture de convenance, pour permettre de "résoudre" le conflit en cours ? Cette stratégie répétée de la terre brûlée, alors que le site est ouvert et fonctionne sans dégradations depuis plusieurs semaines, demande des explications immédiates de votre part.

Je vous remercie donc de nous faire parvenir une explication claire des motifs ayant entraînée cette fermeture, afin que nous puissions en informer les étudiants et les enseignants du collectif art plastique. Nous sommes ouverts à toute explication franche, mais qui soit plus construite et plus articulée que : "des raisons draconiennes de sécurité" (votre message aux enseignants).


Soyez assuré, Monsieur, que ce courrier vous est adressé avec tout le respect habituellement attaché à votre fonction,

Julien, membre du collectif art plastique
(initiative en vue d'obtenir des explications claires pour l'ensemble du collectif)
- Publié dans : Fermeture de l'Université Paris 8
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Jeudi 6 avril 2006
A l'attention des Directeurs d'UFR, d'Instituts et de SAT,
 
Après consultation de toutes les composantes, il apparaît évident que la quasi-totalité opte pour un rattrapage des cours qui se prolongerait jusqu'au 24 juin 2006 ;
De toute façon, le rattrapage qui avait été évoqué voici déjà deux semaines, durant ne partie des vacances de pâques, s'avère complètement impossible à mettre en ¦uvre compte-tenu des délais.
Aucun cours n'aura donc lieu durant les congés de pâques.
 
La Présidence.
 
PS : Nous vous prions de bien vouloir faire passer cette information aux personnels IATOS et enseignants de votre UFR.
Merci.
- Publié dans : paris8agora
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Mercredi 5 avril 2006

Aux grévistes de l’Université Paris 8
et d’ailleurs en France


     Le Réseau d’Etudes De l’Economie Mondiale (REDEM), composé de cinquante chercheurs issus d’Universités de onze pays d’Amérique Latine et d’Espagne, manifeste son soutien au mouvement contre le “Contrat Première Embauche” et contre la loi dite “pour l’égalite des chances”. Nous sommes conscients que ce mouvement est en train de dépasser ses causes intiales pour devenir une lutte générale contre la précarité sociale en France. Nous le rejoignons et faisons nôtres ses revendications.

      Nous vous souhaitons la plus grande des victoires dans la cause que vous défendez. Nous sentons que cette cause est aussi  celle de tous.


Jaime Estay R.
Coordinateur Général de la REDEM


A LOS HUELGUISTAS DE LA UNIVERSIDAD DE PARÍS 8
Y DE OTROS LUGARES DE  FRANCIA

Por este medio la Red de Estudios de la Economía Mundial (REDEM), integrada por 50 investigadores pertenecientes a Centros Académicos de 11 países de América Latina y España, manifiesta su apoyo al movimiento contra el Contrato de Primer Empleo y contra la llamada “Ley por la igualdad de oportunidades”. Conscientes de que este movimiento está trascendiendo sus causas iniciales para transformarse en una lucha general contra la precariedad social en Francia, hacemos nuestras sus demandas y nos unimos a él.
    Les deseamos el mayor de los éxitos en la causa por la que están luchando, misma que, sentimos,  es de todos nosotros.



Jaime Estay R.
Coordinador General de la REDEM
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